La groupie culture : quand les adolescentes font la pop culture

“I’m with the band, / Backstage pass”, formule magique qui semble en dire long sur l’identité de celle qui prononce ces mots. Dans “Groupie”, c’est une image trash mais glamour de cette figure emblématique des années 70 que nous dépeint la chanteuse Chloë Black, assez fidèle à l’idée qu’on se fait tous.te.s de cette fan un peu particulière dont l’admiration tourne à l’idolâtrie voire à l’obsession. 

Penny Lane (Kate Hudson) dans Presque Célèbre, réalisé par Cameron Crowe (2001)

Article écrit par Caroline Dibobe

La jeunesse de ces filles (même si certains fans “hystériques” sont des hommes, ces personnes qui cherchent à devenir célèbres en s’agglomérant aux rock stars et à leurs équipes sont majoritairement féminines) est l’une des premières caractéristiques de ce club aux aspirations communes. Dans le film Presque Célèbre (réalisé par Cameron Crowe en 2001), le film par excellence sur les groupies, l’âge de celles qui sont “with the band” est toujours entouré d’une aura brumeuse, une seule certitude : elles sont toutes mineures à leur entrée dans ce monde cruel. On établit ainsi tout de suite un lien très clair entre fanatisme d’une personnalité masculine et adolescence. Quand on demande à des fans maintenant jeunes adultes, avec un peu plus de recul, pourquoi elles ont commencé à écouter les One Direction après la première écoute de What makes you beautiful, très souvent, on va se retrouver avec des réponses très similaires : “Je les trouvais beaux, mes hormones étaient en folie.” Les hormones en folie, manière assez juste de définir l’expérience adolescente, pendant laquelle on essaie justement de comprendre, de faire l’expérience de ce déchainement hormonal. La culture groupie, s’il y en a donc une, est indéniablement ancrée dans l’expérience adolescente. Problème : il s’agit de liens très étroits avec des personnes adultes. L’expérience adolescente des groupies n’est clairement pas l’expérience adolescente universelle : c’est une expérience à laquelle seule une poignée a accès, et surtout, une expérience régie uniquement par les règles des adultes, conçues pour un monde d’adultes.  

Être une groupie, ce serait donc ne pas avoir d’adolescence ? À un âge où la plupart des jeunes filles s’inquiètent plutôt du prochain contrôle de maths ou de savoir si leur crush du moment s’intéresse à elles, les groupies font l’expérience de la sexualité très tôt, avec des hommes mûrs, adultes. Elles sont confrontées à une certaine médiatisation sans personne pour les prévenir des dangers et suivent des groupes en tournée dans de longs voyages d’une ville à l’autre. Le fait d’être ainsi propulsée au milieu d’un groupe d’adultes à un si jeune âge est sans conteste le dénominateur commun de l’expérience groupie. Mais ce monde dans lequel elles évoluent, c’est à travers leurs yeux d’enfants qu’elles le perçoivent. Il ne s’agit  pas simplement du “monde des adultes”, mais du monde glamour des adultes, cristallisé par ces ingénues, et dont fantasment même les plus grands. Ce monde correspond à une vie que certains (la plupart des ados en fait) ne font que rêver, c’est le fantasme qui rejoint la réalité. Et c’est pourquoi, à moins d’être atteint du syndrome de Peter Pan, être groupie est une expérience balisée par des bornes temporelles, les bornes de l’âge adolescent, car c’est la seule période de la vie durant laquelle ce mode de vie est possible (suivre des artistes en tournée à tout prix, parce qu’on n’a pas d’autres occupations, et surtout être assez manipulable pour offrir des faveurs sexuelles à des personnes clairement en position de domination, dans l’espoir peut-être de “fuck your way up to the top”). En clair, c’est un lifestyle permis uniquement dans la naïveté de la jeunesse. 

Le lifestyle groupie

Dans Presque Célèbre, c’est une vie “on the road” qui est dépeinte, faite de longs trajets en bus et d’after sur invitation, de backstages de concerts et de chambres d’hôtels que vivent celles qui suivent les groupies en tournée dans l’espoir de se faire remarquer ou tout simplement pour le bonheur de graviter dans l’orbite d’un artiste. On nous fait miroiter une vie pleine d’avantages et accessible à tous à la manière de l’American Dream car les groupies viennent de différents horizons : des familles modestes comme Connie Hamzy surnommée “Sweet Connie”, aux familles beaucoup plus aisées comme Sable Starr, une des baby groupies les plus courues de L.A., dont les parents sont “trop riches pour se préoccuper” comme le chante Iggy Pop dans “Look away”, peut-être la raison pour laquelle elle a “mal tourné”. 

Sable Starr au Rodney Bingenheimer’s English Disco en 1973 (elle avait alors 16 ans)

La vie d’une groupie c’est une véritable activité à plein temps, presque un métier. À la première apparition de Penny Lane dans Presque Célèbre, le personnage de Kate Hudson, se dit d’ailleurs à la retraite, et quand on effectue la recherche la plus basique sur Sweet Conie, la rubrique “activité” de Wikipédia qui pour certains affiche “musiciens”, fait figurer le terme “groupie” dans son cas. Leur travail, c’est d’être des “band aids” pour les groupes, c’est-à-dire littéralement des pansements, et surtout des supports, des muses, et des assistantes, mais il s’agit aussi d’atteindre la célébrité justement par cette “aide” qu’elles apportent. D’où leur présence médiatique : elles donnent des interviews (on peut citer l’interview choc de Sweet Connie au Cosmopolitan en 1974), font les unes (comme la cover story du magazine Rolling Stone du 15 février 1969), écrivent leurs mémoires (Let’s spend the night together de Pamela Des Barres). Les groupies sont de véritables jet-setteuses dont le métier est d’être célèbre en gravitant autour des gens célèbres. Cette omniprésence médiatique permet aussi de caractériser le lifestyle groupie, très paillettes en apparence, et on peut presque parler donc d’une communauté groupie, tant ces personnes vivent selon les mêmes codes. Car il y a bien un réseau de groupies, elles se connaissent plus ou moins les unes les autres, s’appréciant également plus ou moins (en réalité, il y a souvent des enjeux de rivalité entre les filles). 

Il existe un milieu, une communauté groupie, mais qui n’est pas organisée, et dans lequel on s’entraide peu voire pas du tout… Il semblerait pourtant qu’il s’agisse plutôt d’expériences individuelles, puisque le but est de se faire remarquer la première… Certaines sont plus importantes ou connues que d’autres : la “reine des groupies” c’est Pamela de Barres. Être groupie, c’est son activité, mais aussi son legs, comme en témoignent ses mémoires et les interviews données. D’ailleurs, pour certaines, il s’agit d’un modèle, d’un exemple de groupie à suivre : Sweet Connie l’érige presque en icône selon les propos rapportés par Pamela dans Let’s spend the night together. 

Il y a donc un panthéon commun, composé de groupes, de lieux et de  personnalités qui contribue à la constitution d’une culture groupie plus ou moins niche. Il y a ce qui se sait derrière les portes des chambres d’hôtels, en backstage, et tout ce qui est dévoilé au grand public, les bruits qui circulent, et qui mystifient presque la figure de la groupie, qui elle-même devient une icône. Une figure emblématique de la pop culture musicale. 

De la culture groupie à la groupie dans la pop culture

L’image de la groupie est clairement misogyne et péjorative. En réalité, elle est toute forgée par des journalistes musicaux masculins et plaquée sur des personnes qui répondent plus ou moins à la définition préconçue. Le terme groupie est une création extérieure (il apparaît pour la première fois dans la cover story de 1969 de Rolling Stone) avant d’être une identité réinvestie par celles qui sont décrites comme telles. Car peu à peu, les jeunes femmes, les band aids se réapproprient le terme et l’enluminent en en faisant le symbole d’une  véritable carrière. 

Malgré cette tentative de réappropriation, le terme groupie est resté péjoratif et dans la fan culture actuelle, les membres des fandoms vont se différencier des groupies, qui ne sont d’après eux pas de “vraies fans”, car attirées uniquement par le physique des artistes et non par leur talent. C’est cependant oublier que ce schéma est en fait le plus courant et que les groupies des années 70 restent sensibles aux opus de ceux dont elles cherchent sans cesse la compagnie. Dans le film Presque Célèbre encore une fois, on voit la soeur du personnage principal comparer la musique de ses groupes de rock favoris à de la poésie, et si Penny Lane rappelle le statut de muse des “band aids”, c’est qu’il s’agit bien de participer à une oeuvre dont on reconnaît la virtuosité. Souvent malheureusement, il arrive qu’une groupie n’ait que faire de la discographie de ces groupes préférés.  

Malgré cette image dégradée depuis ces origines, le train de vie glamour et le dévouement ultra romantique de ces amoureuses de la route et de la musique peut continuer de faire rêver. Si la groupie est muse des musiciens qu’elle suit (comme Sweet Connie dans We’re an american band de Grand Funk Railroad), elle est aussi muse pour les artistes futurs, si ce n’est en tant que personnalité précise, du moins en tant que figure. L’exemple le plus frappant : la discographie de Lana del Rey et notamment la chanson Groupie love. Dans ce titre présent sur l’album Lust for life, la persona incarnée par Lana Del Rey est une groupie  toujours “front row, every show, like a hype man/ sing[ing] along word for word while she [his] bae”, folle amoureuse d’un artiste avec lequel elle entretient une relation discrète voire cachée, liaison apaisante pour la célébrité, incarnée par la voix  d’A$ap Rocky. Il ne s’agit pas de la seule chanson de Lana dans laquelle il est question de liaisons avec des artistes admirés. Citons Brooklyn Baby par exemple, même si l’admiration du musician boyfriend (le refrain s’ouvre par le vaniteux “and my boyfriend’s in a band”) est effacée à la fin avec les paroles “and my boyfriend’s pretty cool but he’s not as cool as me” (“et mon petit ami est plutôt cool, mais pas aussi cool que moi”). Assez parlant que ce thème soit présent dans la discographie de cette chanteuse connue pour glamouriser des relations abusives à travers sa musique : au-delà des apparences glamour et paillettes, les relations entre groupies et rockstar souvent le lieu d’expression de dynamiques de domination et d’abus d’influence (voir à ce sujet la vidéo de Clara Defaux sur les baby groupies). Pour résumer, la groupie c’est à la fois cette fan hystérique, à peine majeure, à la sexualité débridée, et cette fille glamour un peu perdue et absolument passionnée, qui suit ses idoles par amour et dévotion. Mais avec le déclin du rock’n’roll est-ce qu’on retrouve encore cette figure dans les milieux de fans d’aujourd’hui? 

La fan culture à l’ère des réseaux sociaux

Dans ce dévouement presque obsessif, il semblerait que les fandoms aient remplacé les groupies, au sens large du terme. La fin du phénomène groupie opère avec le déclin du rock’n’roll, car les groupes de rock étaient les premiers à attacher à leur basques des groupies. Et il y a sûrement un lien entre l’époque, le style musical et l’avènement des groupies. Le  rock’n’roll porte des idéaux de liberté, de rébellion même, qui n’est pas sans encourager de jeunes fans crédules à contrer l’autorité parentale et à partir sur les routes. 

Lorsque la scène rock’n’roll perd de son influence, que les années 70 ont achevé de convaincre de la libération sexuelle et qu’il n’y a donc pas besoin d’une célébrité à l’esprit retors pour “s’émanciper” sexuellement, qu’on peut vivre sur la route sans avoir à suivre un groupe, quel intérêt à être groupie ?  

Il y a bien cependant une chose qui ne meurt pas, c’est l’attachement d’adolescentes en pleine construction à des figures artistiques célèbres. Si les fans des Beatles ne correspondent pas à l’image de la groupie qui nous a intéressé jusqu’ici, elles ont ouvert la voie aux fandoms actuelles, et de fait, leur obsession leur a bien souvent valu l’appellation groupie. Ici, les fans sont déchaînées, elles sont presque amoureuses, et l’ampleur de leur admiration est la cause principale du succès des vedettes. Par milliers elles se pressent sur le passage des voitures dans lesquelles sont transportés les quatre britanniques, dans l’espoir d’être aperçue, voire même seulement d’apercevoir leurs idoles. 

Il ne s’agit plus seulement aujourd’hui, comme les fans des Beatles dans les années 60, d’essayer de déjouer la sécurité pendant ou après les concerts, mais aussi d’adopter le style des artistes. Entre fans, on se reconnaît même dans la rue. Si le style vestimentaire marque plus un genre qu’un groupe, certaines pièces maîtresses des gardes-robes des chanteurs finissent par devenir des emblèmes portés par les fans, à l’instar des marinières de Louis Tomlinson, membre des One Direction. 

On assiste à un glissement de la culture groupie à la stan culture telle qu’on la connaît aujourd’hui, qui prend place d’abord sur internet. Même si rencontrer son idole reste un objectif, il s’agit d’être une groupie de loin. Et cet éloignement physique entre artistes et fans, qui ne fait pas pourtant des admirateurs qui s’époumonent entre les quatre murs de leur chambre des laissés pour compte, c’est aussi la possibilité d’une proximité (on interagit avec nos stars préférés sur internet) sans abus de pouvoir. 

Si la Beatlemania, l’un des premiers mouvements de fans avec autant d’ampleur, a fini par s’essouffler, on voit bien que ce phénomène a ouvert la voie aux fanbases, qui sont véritablement  à la base du succès des artistes. On peut encore citer une autre vidéo de Clara Defaux sur la fan culture, dans laquelle elle parle de ce phénomène où l’on voit beaucoup de groupes très connus, qui ont à l’origine de leur succès des adolescentes déchaînées : c’est de cette manière qu’ils accèdent à la célébrité et qu’ils s’y maintiennent. On a affaire à  des communautés puissantes, dont l’influence est reconnue, notamment avec la catégorie “Meilleurs fans” des Teen Choice Awards. 

Si l’on revient sur le dénominateur commun de toutes ces admiratrices, leur jeune âge, on s’aperçoit que cette attitude de fan est un élément fondateur de l’adolescence des jeunes fans : chez les groupies originelles, il s’agit d’une exploration (malsaine certes) de son corps, de son pouvoir de séduction, de sa capacité à exister en société, en bref, l’exploration du monde d’adulte auquel on n’a accès qu’à moitié. Si on prend les fans plus lambda, c’est l’affirmation d’une identité esthétique (qu’on reniera ou non par la suite) mais aussi un moyen d’emplir une période pendant laquelle on rêve plus sa vie qu’on ne la vit réellement. Dans les deux cas, il s’agit d’essayer de sortir de la monotonie quotidienne souvent caractéristique de l’expérience adolescente. Chez nos groupies 2.0, on piège cet ennui et ce désoeuvrement en s’investissant dans un monde qui semble être celui de tous les possibles : les réseaux sociaux. Car depuis les début des années 2010, impossible d’être une fan sans être présente sur au moins un réseau social : de la création de pages Facebook qui relaient à la seconde les moindres mises à jour des artistes, à Twitter où nombreuses sont celles qui espéraient discuter avec Harry Styles ou Justin Bieber se sont inscrites, sans internet, on se retrouve forcément avec un train voire deux de retard. Et sur ces réseaux sociaux se construit dans chaque fandom une véritable sous-culture : si Sweet Connie et Bebe Buell avaient leur panthéon de groupies commun, les fans d’aujourd’hui partagent, aux quatre coins du globe, des références culturelles communes, qui vont de la vidéo virale partagée des milliers de fois sur Vine, à l’inside joke hyper niche décryptable uniquement entre pairs. On a donc ces références communes mais aussi une langue qui unifie chaque fandom : on parle tout de même de jeunes filles de 13-14 ans qui maîtrisent l’anglais courant, sont capables de comprendre différents accents, le tout juste pour pouvoir se sentir le plus proche possible des membres du groupe, avoir une compréhension de première main aux textes des chansons, savoir ce qui se dit au mot près dans les dernières interviews… Évidemment, dans le cas des One Direction et autres célébrités anglophones, la tâche semble aisée puisque l’anglais est considéré comme la langue internationale. Mais on observe le même phénomène dans d’autres fanbases : si avant l’explosion des réseaux sociaux les fans de Tokio Hotel ont pour beaucoup choisi allemand au collège, c’est le coréen qui est à l’honneur dans le cas des fans de Kpop. Les fans créent et consomment aussi du contenu digital aussi prolifique que varié : edits photos et vidéos, covers, fan arts, merch indépendant… Il s’effectue presque un renversement, dans lequel les artistes deviennent muses et les fans créatrices. 

Dans ces communautés qui ont tout l’air, ainsi décrites, d’être des oasis de création digitale, le sentiment d’appartenance est fort, à tel point qu’il s’exprime souvent en opposition aux autres fanbases. Parmi ces antinomies fanatiques, il existait par exemple l’opposition entre Beliebers et Directioners, les 2 grands géants du stan Twitter entre 2012 et 2015. 

Ce qui semble avoir la peau dure, 40 ans après l’âge d’or de Pamela Des Barres, c’est la connotation négative du terme groupie, même au sein des fanbases, où il sert à marginaliser de “fausses fans”. Et pour cause : elles ont simplement jeté leur dévolu sur un des membres du groupe, connaissent une ou deux chansons, et sont en réalité étrangère à toute cette sous-culture qui existe autour d’elles. 

Mais si on décide de réinvestir ce terme comme dans Presque Célèbre et de considérer les groupies comme des band aids, on se retrouve avec une pluralité de “groupie cultures” : ce n’est plus comme dans les années 70 où plusieurs groupes constituaient ensemble un panthéon musical et socio-culturel commun, désormais chaque fanbase a ses propres codes, sa propre histoire, son propre musée. On passe d’une groupie culture à des groupies cultures. Et de la même manière qu’on peut réinvestir le terme de groupie d’une aura plus méliorative, l’attitude de ces groupies 2.0 est aussi revalorisée, non seulement par l’attitude des artistes, qui reconnaissent l’existence et le soutien de leurs fans en leur dédiant certains opus, (à leurs fanbases entières, et pas uniquement à quelque mineure en quête de strass et de sensations fortes), mais aussi par une reconnaissance médiatique plus sérieuse : les fans ne sont plus seulement des sujets de magazines colporteurs de ragots, mais on s’intéresse parfois à elles en tant que créatrices, qui finissent souvent par développer leur propre identité artistique. L’autrice de la série de romans After est un exemple de fan dont la production a dépassé le cercle de la fandom : d’une fan fiction autour de Harry Styles, son histoire est désormais l’objet d’adaptations au cinéma. 

En ce qu’il s’agit des autres internautes, il y a parfois même de l’admiration pour ce dévouement. Bien qu’on se moque toujours un peu de nos nouvelles groupies de l’ère digitale, on les considère avec plus de bienveillance. En effet, comment ne pas s’en attendrir  lorsqu’on doit soi-même ses milliers de followers sur Twitter à l’engagement sur certains hashtags qui faisaient référence à l’un des 5 britishs it-boys de la période 2010-2014 ? Des cultures niches certes, mais avec en commun une nostalgie adolescente en puissance. 

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