5 livres pour repenser l’amour et la sexualité

Parce que pour certains le sexe n’implique pas d’amour, tandis que pour d’autre il ne tient qu’a ça. Parce que l’amour c’est aussi beaucoup plus que ça, et ça ne concerne que toi. Parce que la normalité n’existe pas, et que rien ne t’empêchera de tenter de nouvelles expériences. Parce qu’en 2022, les schémas traditionnels et patriarcaux n’ont plus leur place, l’hétérocentrisme encore moins. Parce qu’il est temps de bouleverser les esprits, de mener une révolution romantique ou sexuelle, et tout simplement de libérer les consciences : voici 5 livres pour repenser l’amour et la sexualité.

Article écrit par Laury Peyssonerie

Réinventer l’amour, Mona Chollet

“Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles ?”, ou le mantra d’un essai féministe sur le conditionnement social. Si le déséquilibre au sein du couple sonne comme une normalité pour beaucoup, certain.e.s comprennent aussi qu’il est synonyme de violence psychologique chez la femme. C’est pourquoi Mona Chollet, à travers ces pistes de réflexion, tente de frayer la voie vers les batailles à mener contre un système qui n’est que charge mentale et dévouement pour les femmes, objets d’érotisme et d’oppression. Bien qu’il ne donne pas de solution à proprement parler, ce livre dresse un constat féministe accessible à tous et toutes sur un sujet aussi vaste et complexe que la domination masculine dans la plupart des relations.

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Le cœur sur la table, Victoire Tuaillon

Issu d’un podcast lui-même intitulé « Le cœur sur la table », ce livre nous partage des témoignages qui s’articulent tous autour de l’amour. L’autrice nous délivre le fruit de rencontres plus folles et diverses les unes que les autres, un véritable cocktail qui donne à réfléchir sur les modèles actuels. Se libérer de la domination dans son rapport à l’autre, ou tout simplement faire passer le consentement au premier plan ? Comment échapper aux stéréotypes d’une société hétérocentrée, ou encore à la romantisation du couple jusqu’à en faire un objectif de vie ? Autrement dit, comment se défaire de schémas que l’on croient normaux et qui finalement polluent nos rapports ?

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 La maison, Emma Becker 

Dans ce roman tiré de faits réels, Emma Becker repense sa sexualité comme une véritable expérience qu’elle nous conte à travers le métier qu’elle a exercé pendant plusieurs années au sein d’une maison close. Elle offre un nouveau regard à ses lecteurs grâce à l’œil aiguisé qu’elle porte sur le plaisir féminin à travers sa vie de prostituée à Berlin. Elle dresse un portrait nuancé et franc mais pas aussi sordide que l’on pourrait croire à ce sujet, puisque tout n’est finalement qu’une question d’état d’esprit. Cette autrice décortique les abus, les demandes, les frustrations mais aussi les plaisirs de ce monde qui est aussi un choix pour celle qui veulent se découvrir, car comme elle le dit si bien « c’est comme examiner mon sexe sous le microscope ».

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Au delà de la pénétration, Martin Page

Remettre les normes en question dans la sexualité, quel que soit les genres, les sexes et les orientations sexuelles, c’est l’objectif de cet essai. Pour cela, Martin Page explore la normalité dans laquelle est ancrée la pénétration : une fin heteronormative en soi, ou l’acte ultime d’un “véritable accouplement”. Comme si le sexe n’avait pas 1000 autres facettes, comme si les corps ne se résumaient qu’à ce mouvement machinal sans jamais s’ouvrir à d’autres plaisirs.

En somme, et s’il fallait le résumer, ce livre déconstruit la pathologie de la normalité attachée au sexe en donnant la parole aux pratiques invisibles qui mériteraient d’être mieux connues.

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The handmaid’s tale, Margaret Atwood

Dans les classiques, se cache toujours une part d’inédit, et c’est pour ça qu’on les aime tant. Publié en 1985, ce roman laisse entrevoir un monde dystopique où les femmes ne sont plus considérées qu’en fonction de leur fertilité. En imaginant la « république de Gilead », Margaret Atwood exacerbe un futur qui nous fait prendre conscience des dégâts du patriarcat à son apogée sur la société. C’est un monde classique que l’autrice décrit pas si éloigné de celui que l’on connaît déjà, avec pour seule différence le totalitarisme, « les hommes ayant généralement l’ascendant sur les femmes ». La narratrice et servante fertile Defred, à travers des rituels propres à cette république fictive, incarne toutes les femmes qui souffrent de cet abus de pouvoir. 

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