Après son premier album, Requin Chagrin, en 2015, puis un second, Sémaphore en 2019, Marion Brunetto aka Requin Chagrin nous a offert le 9 avril son troisième album, Bye Bye Baby. Oscillant entre dream pop, rock californien et noisy-pop anglaise, l’héritière outsider des Yé-yé revient avec un album onirique, nous entraînant dans un océan de sonorités vintage et faisant d’elle la plus british des françaises. 

Crédits photo : Andrea Montano

Propos recueillis par Eva Darré-Presa

L’artiste qui a marqué ton enfance

Un match très serré entre The Cure et Indochine.

Un album à écouter sous l’eau

Titanic Rising de Weyes Blood

Le film dont tu pourrais être l’héroïne

Je ne sais pas trop qui choisir mais dans une autre vie j’aurais adoré savoir me battre comme Uma Thurman dans Kill Bill.

Une chanson à envoyer dans les étoiles

Starman de David Bowie

Ton plus beau souvenir de concert

Je dirais les Cure à Rock en seine en 2019, majestueux ! 

Un compte Instagram qui t’inspire

@retro_scifiarts pour s’évader en image et @synth_history pour alimenter ma soif de vieux matériel/synthés/effets.

La B.O de ta vie

J’hésite entre la BO de Virgin Suicides et celle de Pulp Fiction.

Un film qui te rend nostalgique

Arizona Dream d’Emir Kusturica (1992)

Là où tu te sens le mieux pour composer

Pour l’instant ça serait comme d’habitude dans mon appartement à Paris avec mes instruments.

La chanson ultime pour dire bye bye baby

Je suis venu te dire que je m’en vais de Gainsbourg !

Et parce qu’on est curieux…

Comment est-ce qu’on construit un album dans un contexte sanitaire si particulier ?

Bizarrement ça n’a pas tellement changé mes habitudes à savoir : rester chez moi pendant des heures avec mes machines. J’ai peut-être d’avantage regardé le ciel depuis ma fenêtre et j’ai eu envie d’aller très loin dans mes morceaux. Aller dans un registre un peu plus lumineux en réponse à cette période assez terne et en perdant parfois la notion du temps.

Pourquoi avoir choisi le requin comme totem ?

J’ai tout de suite accroché avec ce nom « requin chagrin » lorsque j’ai découvert cette espèce peu connue de requin. Il vit dans les profondeurs et à un air chagrin, ça m’amusait. Ça me ramenait aussi systématiquement à des images de plage et de bord de mer qui ont nourri mon enfance dans le sud.

Tu es multi-instrumentiste. Par quel instrument as-tu débuté la musique ? Quand tu commences à composer une chanson, quel est ton instrument de prédilection ?

J’ai commencé par apprendre la guitare avec un prof lorsque j’avais 12 ans, c’est « mon premier instrument » que je pratique depuis longtemps et avec lequel je suis le plus à l’aise. J’aime énormément jouer de la batterie également, pour mes chansons mais aussi avec d’autres groupes.

Pour composer et pour varier les plaisirs, je peux commencer aussi bien par la guitare, la basse ou un clavier en duo avec ma boite à rythme. Cela dépend du moment.

Vous pouvez retrouver Requin Chagrin sur Facebook et Instagram.